Le contexte nous le connaissons, à la crise sociale s’ajoute un désengagement croissant de l’État, qui révise à la baisse les dotations aux collectivités locales, après les avoir privé des ressources liées à la taxe professionnelle. A Montreuil, la baisse des dotations s’élèvera en 2012 à 10%. Malgré tout, Dominique Voynet assure depuis son arrivée à la tête de la ville en 2008 une gestion extrêmement rigoureuse des budgets publics, permettant à la ville de se désendetter de 24,3 millions d’euros (-12%) sur les trois dernières années.
Le 18 octobre dernier se tenait la convention de l’UMP, vaste coup médiatique visant à décrédibiliser le chiffrage du budget Socialiste aux présidentielles. L’ensemble des forces de gauches avaient alors justement qualifié l’épisode de mascarade, tant la surenchère et les manipulations de chiffres étaient grossières. Jean-François Copé, qui dissimulait à peine sa volonté de faire de cet événement un exercice de pure démagogie, déclarait alors : « le projet PS, c’est plus de dépenses publiques, plus de taxes, plus de déficit, c’est ça la règle d’or du PS ».
Au regard de cet épisode, que penser de ces partis de gauche qui se livrent ici même à Montreuil, à de pareilles méthodes, évaluant « au doigt mouillé » les projets conduits par notre majorité et promettant aux Montreuillois l’apocalypse financière pour leur ville. Certains élus en viennent à prédire des explosions de coûts de plus de 150% sur certains projets en procédant… à une simple multiplication ! Ce n’est pas sérieux, particulièrement de la part d’élus qui ont auparavant été au responsabilités et dont certains sont créditeurs de la gestion passée de notre ville. On ne peut pas se complaire dans la démagogie tout prétendant donner des leçons de démocratie, les Montreuillois-es et le débat démocratique méritent mieux que cela.
Revenons-en à la réalité des chiffres, depuis 2008 en effet les méthodes de gestion financière ont changé. Grâce à une stratégie qui vise à financer l’investissement (logements, équipements publics) tout en se désendettant, la municipalité a épongé une dette de plus de 24 millions d’euros(1) en trois ans, soit 12% de l’encours total, malgré la crise qui touche de plein fouet le département de la Seine-Saint-Denis. Fin de la campagne de désinformation menée par l’opposition Municipale.
(1) Évolution de la dette de Montreuil entre 2006 et 2011
|
2006/2007 |
2007/2008 |
2008/2011 |
|
+12,9 % |
+ 3,5 % |
- 12 % |
En effet, nous avons retrouvé à Montreuil une capacité d’investissement que nous n’avions plus eu depuis longtemps. Ainsi en 2010, Montreuil est classée au 27ème rang sur 40 des villes de plus de 100 000 habitants en matière de capacité à l’autofinancement (source Ministère des finances). Montreuil passe d’une capacité d’investissement de 23 millions d’euros en 2009, à 45 millions d’euros pour 2012, ce qui redevient une capacité normale pour une ville de cette taille. Cela commence à se voir et se verra d’autant plus dans les mois qui vont suivre, nous respecterons ainsi les engagements pris devant les Montreuillois.
- 6 écoles programmées au Plan Pluriannuel d’Investissement, dont 4 seront réalisées avant la fin du mandat. Objectif : rattraper le retard accumulé par l’ancienne Municipalité, plus préoccupée à l’époque à bâtir des programmes de bureaux pour le compte de grandes sociétés de capitaux.
- Un projet de piscine écologique nécessaire pour le Haut Montreuil et exemplaire d’un point de vue environnemental pour 16,8 millions d’euros, alors que l’ancienne Municipalité faisait voter la simple rénovation de la piscine du Bas-Montreuil pour un budget à peine moindre (15 Millions d’euros).
- Un programme de rénovation des équipements sportifs et des écoles important (39 écoles ont déjà reçues des travaux d’amélioration et de sécurité essentiels).
- Deux Centres Municipaux de Santé, un déjà construit dans le quartier Bel-Air qui souffrait d’un déficit criant, et un autre dans le quartier Mairie dont les travaux débuteront en 2013. Cela faisait plusieurs dizaines d’années qu’un nouveau CMS n’avait pas vu le jour à Montreuil.
- Des projets de renouvellement urbain ambitieux à la Noue et au Bel-Air.
- Un programme de construction de 3500 nouveaux logements dont 40% de logements sociaux, le tout encadré par des mécanismes (PAE, ZAC) visant à lutter contre la spéculation immobilière et desserrer l’inflation des prix sur la ville. Les prix de sortie des logements neufs ont ainsi été bloqués dans le Haut et le Bas Montreuil.
- Des programmes de logements sociaux innovants pour les populations en grande précarité (reconstruction du foyer du Centenaire, MOUS ROMS, etc) et développement de l’habitat participatif.
C’est dire si la teneur du discours utilisé par certains partis de l’opposition pour décrédibiliser l’action de la municipalité à grand coup de tracts diffamatoires n’est pas à la mesure du sérieux qu’ils prétendent se donner. Ainsi peut-on lire de-ci de-là des remarques comme : « impôts : plus on paye, plus le trou est grand ! », « très forte inflation de la dette de la ville qui s’est creusé sous le poids de projets abracadabrantesques ». On n’hésite pas dans les rangs de l’opposition à qualifier les projets de « pharaoniques », voire de « véritables bombes à retardement financières ». La peur a toujours été un instrument très efficace en politique, la droite elle aussi en fait l’un de ses instruments privilégié, dont acte.
La Municipalité pendant ce temps là, assume une politique d’emprunt prudente, basée sur des produits simples, sans risque et sans effet multiplicateur. Jean-Pierre Brard en sont temps pariait sur la spéculation du m² de bureau (près de 150 000m² réalisés, dont beaucoup sont aujourd’hui vide, alors même que la ville comptait 6000 familles mal-logées), plus personne aujourd’hui ne semble s’en souvenir.
La ville a réalisé un profond travail de priorisation des projets dans tous les secteurs pour utiliser l’argent public avec efficacité, supprimer les frais de fonctionnement et les dépenses inutiles avec deux objectifs primordiaux : respecter les engagements pris devant les Montreuillois en 2008 et redresser la situation financière dramatique de la collectivité (plus de 220 millions d’euros de dette générée par l’ancienne municipalité, dans un contexte plus favorable qu’aujourd’hui).
Aujourd’hui encore, l’ancienne gauche de Montreuil propose le gel du Plan Local d’Urbanisme (Concerté et voté démocratiquement !) et le gel des permis de construire (rien que ça !), pour finalement aller parader avec les mal-logés, leur intimant l’idée que la ville les chasse. En bref, pour que surtout rien ne change jamais à Montreuil. Nous considérons au contraire que le temps n’est plus à la levée de banderoles et à l’agitation, mais à l’action concrète et durable en faveur de tous les Montreuillois, c’est cela notre responsabilité et l’engagement que nous renouvelons.
Nous vous invitons à suivre le débat d’orientations budgétaires qui se tiendra au prochain Conseil Municipal du 17 novembre à 18h au gymnase Estienne D’Orve. Ce sera l’occasion de débattre sur les priorités budgétaires de l’année 2012.
Montreuil se veut une ville exemplaire en matière de bonne gestion des finances, ce travail commence à payer et cela se ressent dans la qualité des projets proposés aujourd’hui aux Montreuillois. Nous restons tout de même convaincu que l’opposition retrouvera ses valeurs de gauche en votant ce budget responsable et au service des Montreuillois dans leur vie quotidienne.
Le groupe des élu(e)s majoritaires « Montreuil, Vraiment ! »
Pour aller plus loin…
- Montreuil : mensonges et vérités sur les finances de la Ville.
- La dette de Montreuil diminue ! Tribune de groupe dans Tous Montreuil du 13 novembre 2012.
- Piscine écologique du Haut Montreuil : l’Etat la co-financera de plus d’1 millions d’euros
- Projet urbain de Montreuil : Solidarité, écologie, lutte contre la spéculation.
- NON, les élus de Montreuil ne se goinffrent pas d’indemnités !







Facebook
Email
Flickr
RSS
Twitter
Youtube
GooglePlus
Merci pour ces précisions et ce blog qui va permettre je l'espère de parler "vraiment " (sans jeu de mots) et autrement que des les polémiques inutiles.
Content que la dette de Montreuil baisse.
Serait il possible d'avoir les chiffres de la dette de notre ville au fil des années ? Cela serait plus parlant que 24 millions de moins (par rapport a combien).
Deuxième point : la ville investi c'est bien mais quel est l'objectif de baisse de cette dette pour les années à venir ?
Cordialement
Bonjour Luc,
Merci pour vos encouragements,
Vous avez raison les proportions sont en effet importantes pour considérer l'effort de désendettement. En l’occurrence, la dette de la Ville s'élevait en 2008 à 202 millions d'euros, suite à un emprunt important en 2006/2007 de 40 millions d'euros (sous la municipalité précédente). Autant il est aisé de faire une rétrospective, autant pour ce qui est des perspectives la déclinaison chiffrée l'est moins, puisque le désendettement ne poursuit pas une progression strictement linéaire, cela dépend de très nombreux facteurs, et cela ne doit pas empêcher la ville d'investir pour son avenir. Tout est question d'équilibre. Ce qu'il est possible de dire cependant, c'est qu'en réduisant cette dette, on réduit le paiement des intérêts qui l'accompagnent et on gagne petit à petit en marges de manœuvre d'investissement / remboursement chaque année, c'est le cas ces trois dernières années. Ainsi c'est 1,5 millions d'euros d'économies réalisées cette année, consacrés auparavant au remboursement de l’intérêt de la dette.
Bien cordialement,
Les élu(e)s du groupe Montreuil, vraiment !
Donc si je comprends bien 202-24 = 178 : Il reste tout de même 178 millions de dettes. Ce n'est donc qu'un premier pas :Il y a encore beaucoup de chemin a faire…
Continuez !
Bonsoir,
J'ai entendu parler de 40 millions d'emprunt pour 2012, du coup j'ai du mal a saisir. Pouvez vous nous expliquer cela ?
Cordialement
Bonjour,
Le budget 2012 de Montreuil a été voté hier soir au Conseil Municipal. Ce budget prévoit effectivement une "ligne" d'emprunt de 39,5 Millions d'euros. Il faut préciser que l'emprunt en question ne constitue pas un réendettement massif et brutal, il est indispensable dans n'importe quelle ville ne serait-ce que pour étaler sur la durée les investissements réalisés. De plus, ce montant de 39,5 Millions d'euros constitue un plafond, c'est à dire que c'est un maximum que la ville s'autorise à emprunter, il ne reflète pas la réalité des montants qui seront effectivement empruntés dans la mesure ou il n'intègre pas encore les subventions et les co-financements accordés par l'Etat, la Région ou encore l'agglo sur l'ensemble des investissements menés par la ville. C'est le cas pour la future piscine écologique par exemple, pour laquelle des co-financements seront effectivement accordés par la région et la communauté d'agglomération, mais que nous ne pouvons inclure dans le budget de la ville dans la mesure ou la communauté d’agglomération n'a pas encore voté son propre budget, tout cela est une question de calendrier budgétaire. Voila comment 40 M€ d'emprunts votés hier ne constituent pas pour autant 40 Millions de dettes.
Bien cordialement,